2008
Émergence à Volga-Plage, Fort-de-France
39
Entretiens du corpus de recherche (2024–2025)
0
Inventeur unique identifié
10
Registres non exclusifs identifiés à ce jour
Idées reçues
Trois affirmations qu'on entend souvent sur le shatta, et ce que montrent les entretiens de recherche.
Le shatta a-t-il un inventeur ?
Les sources concordent pour indiquer que PSK Music est à l'origine de cette nouvelle manière de composer, de poser la basse. Toutefois, plusieurs beatmakers ont contribué à créer ce genre que l'on appelle aujourd'hui « shatta » en se copiant et/ou en s'influençant les uns les autres, jusqu'à trouver leur propre style et couleur. Les vidéos publiées sur YouTube à cette époque sont de véritables archives vivantes de cette période.
Le shatta est-il une simple copie du dancehall jamaïcain ?
Non. Le dancehall jamaïcain est une influence assumée, mais le shatta hybride aussi le bèlè, la biguine, le zouk et d'autres musiques caribéennes (troubadou haïtien, dembow, soca). C'est une recomposition locale, pas une importation telle quelle.
Le shatta n'a-t-il aucune règle musicale ?
Il a une règle, mais négative : pas de rythmique fixe, pas de « kick » obligatoire. Ce qui identifie le genre, selon plusieurs artistes interrogés, c'est un « mood de basse » plus qu'une structure rythmique précise. DJ Vtrine l'explique ainsi : « Qu'est-ce qui fait une bonne prod ? C'est une prod qui donne envie de danser juste quand tu l'entends, c'est chimique avec de la basse. »
Pour la presse
Ce dossier est issu d'une recherche doctorale en cours. Pour une interview, une vérification d'information ou une demande de citation, contactez l'autrice via Voix d'Outre-Mer.
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Merci de citer : Grondin, Noor-Sharina, doctorante en Histoire et Histoire de l'art, Université des Antilles.